Skip to content

Doitall – American DU (2010)

Les années défilent et certains artistes passent du statut d’acteur du mouvement aux oubliettes. Citer Here Come The Lords album référence des Lords Of Underground sous la houlette de Marley Marl demande pour certains un vrai travail mental pour se rappeler du bijou fourni par ce groupe. 17 ans après Doitall un des trois larrons du groupe réapparait pour fournir son 1er solo. Mais voilà, Doitall repart de zéro, les valises vides il va devoir fournir un effort conséquent pour redorer les lettres de son blaze. Avec American DU et sa pochette très patriotique, Doitall s’arme de 18 tracks renforcées par la présence de poids lourd en guest et cela pour le meilleur mais surtout pour le pire…


Si Here Come The Lords fait souvent des allers-retours dans votre chaine hifi, ce American DU risque de faire un aller simple à la poubelle tellement la claque infligée par le mauvais goût de Doitall vous marquera au fer rouge les oreilles. Cerise sur le gâteau, le niveau déjà assez moyen au mic de Doitall dans les années 90’s est ici au ras des pâquerettes même si certains noteront un effort fourni sur l’écriture en prenant en exemple ses diverses performances sur Surrender ou i Gets It In (deux rescapés du massacre)…

Bien sur comme dans toute catastrophe naturelle des miracles peuvent arriver, et dans cette immense désolation, on est bien content de pouvoir ressortir quelques moments intéressants histoire que le nom de Doitall ne soit pas synonyme d’échec pour lui et de honte sur sa descendance. Donc si Marley Marl n’est plus là pour épauler l’ancien des LOTUG, on remerciera, une fois n’est pas coutume depuis un moment, Pete Rock de livrer Surrender, banger agressif, qui ravivera l’âme de guerrier de Doitall. Lets Go fait partie des rescapés du disque non pas pour l’instru qui ne sert strictement à rien avec son hook tout vilain mais par la brochette de mc présents sur le titre (Masta Ace, Craig G et Ed OG) et qui viennent dynamiter l’album. Flash Forward ? Alors pour le côté nostalgique de la vibe soulfull à la LOTUG car objectivement, la production n’a aucune âme au même titre que Hi Def State Of Mind malgré la grosse prestation de The Phenom Cartel. Enfin Smile donne le sourire (c’est le cas de le dire) avec la présence du Lost Boyz Mr. Cheeks !

Pour le reste, c’est comme changer la couche d’un nourrisson, quelle soit figue ou raisin ou même mi- figue mi-raisin ça reste de la bouse. Entre les bangers pète crâne que sont We Gets Down, Pray For Rain et Surgeon General et les street cutz aux hooks plus que douteux comme Yeah et We Can Do That ou encore les vibes smooth aux hooks Rnbisé telles que Who You Loving (la blague lyricale et thématique de l’année) et We’re A Different Kind vous aurez de quoi torcher…

Après 17 ans d’absence, faut mieux prendre sur soit et se retirer définitivement du circuit afin d’éviter ce genre de bévue. American DU est clairement un disque mauvais malgré la présence de tracks passables mais pas assez solides pour entrer dans la catégorie heavy rotation. Par contre si vous êtes en mode développement durable, n’oubliez pas que le livret papier du cd peut service de PQ de secours. On notera surtout sur cet album le bon travail de Pete Rock sur Surrender qui livre une instru loin de son registre habituel mais dommage qu’une fois de plus le hook casse l’intérêt du morceau. Doitall continuera surement à survivre dans la jungle du rap mais espérons juste qu’à la prochaine tentative l’âme des LOTUG soit conservée de ses mauvais choix musicaux.

09/20

Doitall – American DU (2010)
0 vote(s)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Les balises HTML ne sont pas autorisés.