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Joell Ortiz & Illmind – Human (2015) [reaphit.com]

Une vieille légende portoricaine raconte qu’un jour, un petit homme barbu, el Paquito Barbito (ou El Gringo en version US), doté de grandes capacités, capable de transformer la merde en or, arrivera en ville pour s’emparer de tout et devenir le roi parmi les rois. Mais ses oreilles sales, incapables de distinguer la beauté de la laideur, et sous l’influence de la fourberie du vilain Aftermatho Entertainmando, le mèneront à sa propre perte, laissant ainsi la merde en merde… La légende ne raconte pas ce qu’il adviendra del Paquito Barbito.

Cette légende peu connue de tous s’est transformée en prophétie le 6 juillet 1980. Ce jour-là naquit à Brooklyn Joell Ortiz, el Paquito Barbito. Le jeune Joell passe une enfance paisible, entre deal de cocaïne et vente de putes. Naïf, il ne se rend compte que plus tard de son extraordinaire don, mais sans en connaître sa malédiction. C’est lors d’un deal d’armes tournant au vinaigre avec des suprématistes blancs que Joell va décider de chercher sa propre voie, malgré la déception de ses parents de le voir quitter un avenir prometteur dans le commerce illégal en tout genre. Joell n’abdiquera pas, même face à la pression parentale, n’écoutant que son cœur, mais il doit trouver son el dorado (ou eldorado, en français). Le destin le place alors devant les prestations du El Grosso Puniciatore, un homme rappant aussi vite qu’il avale des tacos.

En voyant les habilités de l’homme, Joell a comme un déclic, il a enfin trouvé sa raison de vivre : faire du rap et manger des fajitas. En clair, faire de « la mierda » comme on dit populairement à Porto Rico. Très vite, ses grandes capacités se font sentir, arrivant aux oreilles de Dr Dre, qui derrière ce double diminutif cache sa réelle identité : celle d’Aftermatho Entertainmando, dit Le Fourbe. Les casques de merde n’étant pas encore à la mode, Dre voit en El Paquito Barbito un potentiel argent ou une victime en devenir pour son label (espèce de version noire milliardaire de The Game, de Fincher). Comme la légende le prévoyait, El Paquito Barbito laissera Dre le mener à sa propre perte, enchaînant ainsi merde sur merde (The Brick, Free Agent et House Slippers)… Ce qui advint de Joell Ortiz après cela, seuls les possesseurs maudits de Human peuvent le conter. Si vous n’avez pas peur de la malédiction del Paquito Barbito, vous pouvez continuer votre chemin. Par contre, si ce n’est pas le cas (ou si la merde ne vous intéresse pas), fermez cette page !

La suite sur Reaphit.com : Joell Ortiz and !llmind, la légende del Paquito Barbito

Joell Ortiz & Illmind – Human (2015) [reaphit.com]
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