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Roc Marciano – Reloaded (2012)

Suite du 1er volet : Roc Marciano – Marcberg

Synopsis :

Wolves, il y a bien longtemps que le nom du gang ne raisonne plus dans les rues d’Hempstead, et si les stigmates du conflit sanglant avec les Royal Pythons de Roc Duke Marciano raisonnent encore dans les corners de la ville, la suprématie du gang de Roc ne fait aucun doute. Chaque centimètres de bitumes est contrôlé par les sbires de Duke, sous leur surveillance c’est aussi une sorte de sérénité que retrouve Hempstead. Loin de la ville paradisiaque que certains utopistes souhaiteraient la voir, la ville vit au rythme du business contrôlé par les Royal Pithons : drogues, jeux, prostitués, etc… rien n’échappe à la main froide et sans pitié de Roc Marciano. Calme et serein, Marci n’est plus le jeune ambitieux sans raison prêt à faire couler le sang à la première hausse de tension, il est le prince de cette ville, il doit veiller à son dû et surtout veiller à ses arrière. Car si le nom Wolves a été éradiqué de tous les projects de Terrace Avenue, l’ennemi est toujours présent, dans le noir ou au coin d’une ruelle sombre, la rue reste aussi bien son meilleur allié que son pire ennemi.

Bras droit, sbires, jeunes aux dents longues, gangs rivaux, l’ennemi est partout et la chute pourra être aussi rapide que son sacre et quand c’est le cadavre criblé de balles de Priest, son mentor, que Roc Duke Marciano découvre en bas de son bâtiment, le caïd sait qu’il va devoir recharger son mic et faire couler le sang au nom de la vengeance et de sa suprématie. Que Hempstead se terre, The Marcberg season is re-opened, Reloaded !

Scénario :

Reloaded ne cherche pas à couper avec le premier opus, on reste dans le docu-fiction au style mafioso-ghetto clairement assumé et surtout ingrédient principal de la réussite de Marcberg. Roc Marciano n’a plus besoin de référence pour exister, il est la référence du genre, le nouveau modèle de réussite du rap américain. On entre dans ce Reloaded comme dans une rue de son quartier, le décor se fait plus sombre, l’atmosphère plus tendue et on se délecte de se kickage de gangsters lâché par Roc Marciano. Chaque couplet se transforme en une exécution en règle et chaque minute devient un bain de sang où Marci impose sa griffe et rappelle à qui de droit qui commande sa ville en éliminant tout élément douteux, que cela soit dans ses rangs et que chez ses rivaux. Il n’y a qu’une place en haut du sommet et si Roc a la capacité de lever une armée, c’est seul qu’il part en guerre. On retrouve aussi la touche féminine ou plutôt bitch un delivery romantique proche d’un Slick Rick (To stimulate the whore’s clitoris it taste like porridge).

Production :

Ce qui fait la notoriété bien établie de Roc Marciano, c’est cette double casquette mc/beatmaker la mieux maîtrisée actuellement. Flow, lyrics, beats, la formule est simple et pourtant dure à réaliser. On aurait pu rester sur ce concept pour autant Roc Marciano a pris le risque de déléguer à la production en réunissant les beatmakers les plus talentueux dans ce registre d’instrumentals minimalistes et bien crasseuses : The Alchemist, Q-Tip, Ray West et les très prometteurs Arch Druids. Double pari risqué : se confronter à d’autres aux manettes et surtout voir si du Marciano peut être concocté par d’autres. Un bilan plutôt positif s’en sort car si Marciano reste le roi dans sa discipline (Tek To A Mack, 76, We Ill, Death Parade et The Man : combo magique) Arch Druids et Q-Tip suivent le wagon. The Alchemist lâche l’énorme Flash Gordon dure de se contenter de Pistolier derrière (même si d’un niveau haut), quand à Ray West, y a du progrès par rapport à Luv NY mais le mec ne joue pas dans la même division. Et pour la redondance entre cet opus et le premier ? La touche Marci restant encore traumatisante et les imitations que des pâles copies, ce Reloaded porte bien son nom, on reprend une tournée sans connaître de nausées, les moments de perfection relance la machine (Tek To A Mack, We Ill, damn…)

L’acteur :

Roc Marciano revêt de nouveau le rôle de Duke, il passe du stade d’enfant des projects de Terrace Avenue à nouveau taulier du quartier. Une évolution logique du rôle qui permet à Marci de donner le meilleur de sa composition sur le même débit que le Marcberg. Les phases gangsta alternent avec le kickage simple et efficace mais aussi avec son rôle d’observateur des rues. Si Duke n’est plus le jeune qui rêve d’ascension, il n’en reste pas moins cet être froid et sans compassion qui avait sévi 3 ans plutôt. Plus calculateur, Marci n’en reste pas moins un tueur dans l’âme, Gangsta Mack, back (sur Tek To A Mack, Death Parade), les leçons de la vie toujours ancrées dans la tête, une main sur l’école de la débrouille et l’autre sur le boule des bitches (Flash Gordon, Not Told, Pistolier), l’argent ne lui ait pas monter au cerveau. Les merdes, il les règle personnellement ou juste avec sa garde rapprochée (Ka & Knowledge The Pirate), le plus dur pour lui est d’identifier les sources de ses problèmes aussi en interne, à chaque corner Roc Marciano tombera ou survivra mais les blocs sont nombreux, la chance et les balles ne seront peut-être pas suffisantes pour être The Man.

Critique :

Reloaded ne confirme pas car un classique n’a pas besoin d’être défendu, non, Reloaded rajoute une couche supplémentaire et écrase la concurrence, rit du cadavre désarticulé du rap US, se marre en charcutant les samples les plus sombres et renvoient les mcs par camion. Roc Marciano est tout seul mais tout en haut et pour l’atteindre il faudra bien plus que de la volonté. Le travail paye, la concurrence saigne, le spectateur en a pour son dû et les rues de Terrace Avenue sont à jamais marquées du sceau de Roc Marciano.

 

17/20

 

Roc Marciano – Reloaded (2012)
6 vote(s)

3 comments on “Roc Marciano – Reloaded (2012)

  1. BK's Finest on said:

    Tek to a Mack m’a traumatise… Pas au niveau de Marcberg mais tres bon album et l’album de 2012 4 sure…

  2. SnowgoonS on said:

    Mmmmm… P ta un peu trop esquinté… dur de se relever… chro sommaire carrée… en plus elle commence par « Suite du 1er volet » je me dis au bordel celle du Marcberg est une des plus traumatisantes que j’ai pu lire est ce que là je vais aussi réussir à m’en remettre…

    Bon sinon skeud de l’année, plus dans la veine d’un Grief Pedigree comme le disait BBoy je crois et BK’s Finest oui a moi aussi Tek to a Mack m’a traumatise !

  3. Thadrill on said:

    j’avoue, je me suis pas foulé… la facilité… je suis comme Rae après OB4CL, le monde est à moi, le chronique jeu est à mes pieds, je suis intouchable et là c’est le drame, tu joues sur tes acquis, t’es fier de toi et tu lâches un Immobilarity, bref la chute… désolé !!!

    Après il kicke trop pour kicker et niveau texte, j’ai pas trouvé un fil conducteur d’où cette chronique de seconde zone

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